mercredi 14 janvier 2015

Jean-Michel Linfort - Le Peuple des granges

 
Les campagnes furent toujours au cœur de l’histoire artistique du Périgord, chantant la beauté des choses rurales comme l’un des biens les plus modestes mais les plus précieux au Pays de l’Homme et des pierres. Que reste-t-il aujourd’hui de la ruralité et de son héritage ? Peut-elle encore faire rêver dans notre paysage culturel ? Au fil des trente glorieuses qui allumèrent le progrès mais éteignirent les paysans, l’œuvre de Jean-Michel Linfort poursuit inexorablement sa romance inépuisable des terres perdues avec ses fermes et ses hameaux.

Avec plus de 130 expositions à son actif, sélectionné notamment par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et une présence en galerie, Jean-Michel Linfort reste proche de ses origines s’attachant d’abord à la défense mémorielle d’un passé paysan et développant par ailleurs sa vision des trente glorieuses où il représente les derniers avatars de la fin des terroirs. La figure charismatique des paysans s’impose comme la trace d’une chronique de la terre ambivalente : à la fois promise à l’effondrement d’un vieux pays profond mais aussi métaphore inépuisable de nos dernières utopies rustiques.

Jean-Michel LINFORT 

Solitaire et rêveur, ce fils de paysans périgourdin va se jeter très trop, à corps perdu, dans la peinture. Les lectures d’Eugène Le Roy et les peintures de Maurice Albe joueront un rôle déterminant dans une aspiration portée vers l’univers des campagnes. Son parcours sous le sceau de l’éclectisme et d’un travail acharné va le conduire à assumer à la fois sa passion pour le service de l’état et un amour irréductible de la peinture. Ainsi dans les années 70 entre-t-il à la fois au Ministère de l’Agriculture où il est Chef du Bureau de l’installation des agriculteurs et dans le même temps aux ateliers de la Ville de Paris où il est encouragé par Diebold un finaliste du prix de Rome 1956. L’esthétique des campagnes qui meurent va s’imposer à lui comme le fil conducteur d’une activité créatrice ininterrompue.

 

Consultez la biographie de l'artiste

 

  Kiosques littéraires - Ode à la ruralité

Pour son premier rendez-vous de l'année, le Kiosque littéraire du 17 janvier reçoit Jean-Michel Linfort, invité exceptionnel.
En lien avec l'exposition de peintures présente dans le hall du château des Izards, Jean-Michel Linfort dialogue avec les participants de ce nouveau Kiosque littéraire autour de la ruralité et la déruralisation du pays, l’un de ses thèmes obsessionnels.

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